L’Ombre du Vent

L’Ombre du Vent rassemble artistes et publics autour de créations artistiques, poétiques, explorant les arts vivants, visuels et sonores, ainsi que toute activité favorisant l’expérimentation artistique, la recherche, la transmission, la médiation culturelle et le travail entre artistes et acteurs de diverses disciplines.

Betty sa présidente et Jean Claude son trésorier accompagnent et encouragent le travail en cours.

©Le Murmure des Égarés - photo ©Aurélia frey - petite maison au fond du Fjord

le Duo

Aurélia & Emmanuel

En 2019, nos univers photographique et sonore se rencontrent autour de la création Lune de loups, lecture scénographie née d’une résidence de territoire initiée par Le Fond et la Forme au Camp de Judes et à Septfonds. Ces lieux, terres de passage et parfois d’ancrage, portent la mémoire des réfugiés espagnols fuyant la dictature franquiste sur leur chemin vers la France.
Présentée sous la forme d’un mapping sur voilages conçu par Emmanuel, en dialogue avec une création sonore, l’œuvre place les photographies d’Aurélia au cœur du dispositif scénique de l’adaptation du roman de Julio Llamazares, Lune de loups.

Depuis, nous développons ensemble des projets où dialoguent images et sons. Sensibles à la notion d’insularité — géographique autant qu’intérieure — nos recherches nous ont menés en Islande, en Scandinavie et en Bretagne, avec une attention particulière portée aux relations entre images, sons et mots. De ces explorations sont nés Le Sortilège des Marins et Le Murmure des Égarés.Le nom de notre duo s’est imposé naturellement, en hommage à l’œuvre de Carlos Ruiz Zafón.

Le Murmure des Égarés ©Aurélia Frey pour L'Ombre du Vent

Aurélia Frey

Diplômée de l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles. Membre de la section artistique de la Casa de Velazquez à Madrid (2008-2010).

Dans mon travail photographique je cherche à tisser des liens entre l’univers littéraire, pictural et la photographie. Ma démarche interroge le Vivant dans un va-et-vient incessant entre le vécu et le fantasmé, entre le réel et le rêvé, entre le présent et le passé et ce perpétuel mouvement de l’existence : l’absence, la trace, l’apparition, la disparition, l’attente silencieuse, le passage, la mémoire.  

Photographier le paysage est un engagement, un témoignage. Regarder le monde en état de contemplation,  donner à voir les choses dans leur poésie initiale, ne pas chercher à démontrer, juste être là pour prendre la mesure de l’univers.  

C’est ainsi que Virginia Woolf écrivait « Il m’arrive parfois de penser que je suis les saisons, le mois de janvier, le mois de mai, le mois de novembre : que je fais partie de la boue, du brouillard et de l’aube ».  

Candidate au Prix Niépce / Gens d’Images 2025, Lauréate de la Fondation des Treilles, de La Route des Résidences  ( Villa Marguerite Duras – Institut Français du Cambodge et Villa Saigon – Institut Français du Vietnam), du Musée Balzac à Saché, du Monastère d’Halsnoy en Norvège, du Musée Picasso à Antibes, du Musée de l’Hospice Saint Roch à Issoudun, mon travail a été exposé en France, en Norvège, en Espagne, en Roumanie, au Cambodge… et présenté lors de festivals, Réseau Lux #1, Itinéraires des Photographes Voyageurs, Manifesto, Biennale Fotonoviembre de Tenerife…

Le Murmure des Égarés ©Aurélia Frey pour L'Ombre du Vent

Emmanuel Faivre

Mon approche du sonore est sensible, affective et chargée de souvenirs par la pratique d’enregistrements, de montages et de mixages sonores dès l’âge de 11 ans. Je développe en 1996 avec ACIRENE – Elie Tête, une méthodologie d’enregistrements de paysages sonores en quadriphonie. J’enregistre des paysages sonores et constitue une sonothèque personnelle qui devient la source d’inspiration de mes créations sonores.

Mon expérience se construit par de nombreuses créations avec des compagnies de spectacle vivant. Avec Catherine Dasté à Pernand Vergelesse dans la Maison Jacques Copeaux, j’apprends le Théâtre de la décentralisation, puis je rencontre de nombreuses compagnies, je réalise des installations sonores pour la muséographie et aussi des montages son, des mixages pour des courts-métrages et des documentaires.

Mon travail de création sonore est diffusé en festival, APNÉES 2024 à Grenoble, Les Rencontres du Réel #12 en 2024 et #13 en 2025 à Cadouin, invité d’honneur aux Escales Sonores 2025 à La Rochelle, et pré sélectionné au festival Longueur d’Ondes 2026 à Brest , catégorie “petites ondes”… diffusion le dimanche 2 février 2026, séance 14, 15h30 – 17h30.

« C’est beau un jardin qui ne pense pas encore aux hommes » – Jean Anouilh

Le son est avant tout une sensation. Se mettre en posture d’écoute, c’est une forme d’attention à l’autre, aux autres, à ce qui nous entoure. Dans la vie de tous les jours comme en situation de prises de sons, être prêt à recevoir, sans attente. Prendre le temps.

Travailler les sons par leur matière, leur corps, dans le temps et dans l’espace. J’ai une prédilection pour la multidiffusion, diffusion sur de multiples hauts parleurs.